Les Amis,

Ne me demandez pas comment il faut faire pour pénétrer sur un des sites que j’ai pris en photos… Déjà parce que un des intérêts de l’UrbEx c’est justement de trouver par soi même comment entrer, et de plus, je n’ai absolument pas envie d’avoir des ennuis si vous rentrer sur un spot selon mes indications et que vous vous blessez à l’intérieur ou que vous vous faites interpeller par les forces de l’ordre…

Évidemment ça ne sert à rien non plus de me demander les adresses ! 😉

Teddy

Alors en plus de faire de l’UrbEx, je suis fan d’informatique et de Télécoms (Installations Fixes & Autocoms) !

Mon site dédié à mon Autocom (Alcatel OmniPCX) : http://monoxo.teddybox.fr

Mon site dédie à mon serveur Minitel Scooter qui vient d’être relancé : http://35895515.fr

Et donc, une compil des photos du matos Télécom que je trouve lors de mes visites UrbEx :

C’était pas prévu mais quitte à passer à coté, autant rendre une petite visite de courtoisie au Sanatorium des Bas-Buissons !

Voici donc les photos d’Août 2018 !

Pour avoir quelques infos historiques sur le site, RDV sur ma première série de photos en 2013 ICI !

Deux des trois bâtiments de l’ex-sanatorium, les Peupliers et les Tamaris, sont en ruine. Un projet de réhabilitation du lieu serait envisagé.

Des trois paquebots qui constituaient le sanatorium d’Aincourt, un seul reste en activité. Il accueille un établissement de santé appartenant au Groupement hospitalier intercommunal du Vexin (GHIV). Les deux autres pavillons, les Peupliers et les Tamaris, sont totalement en ruine, abandonnés respectivement depuis 1975 et 2001.

Une réunion entre un promoteur, l’hôpital et des élus

Le GHIV reste propriétaire encore de ces deux « verrues » qui lui posent aujourd’hui un vrai problème de sécurité.

Ouverts aux quatre vents, ces monstres de béton attirent un certain public, qui s’introduit à l’intérieur en toute clandestinité : explorateurs urbains, vidéastes amateurs, adeptes de messes noires. Rappelant la vétusté du lieu, la direction de l’hôpital alertait, encore récemment, sur « les risques graves d’accidents ou de blessures : effondrements des sols, escaliers, plafonds… »

Un premier projet de réhabilitation a déjà été abandonné il y a quelques années, l’ex-sanatorium se trouvant en plein cœur du parc de la Bucaille et donc difficile à desservir. Un autre promoteur a fait preuve récemment de son intérêt : le groupe François premier investissement, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Le 6 septembre dernier, l’entreprise a rencontré les maires des trois communes concernées : Aincourt, Maudétour et Villers-en-Arthies, et la direction du GHIV, pour exposer son projet. Elle envisage d’aménager 65 logements dans chacun des bâtiments désaffectés, inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

« Une sortie serait prévue côté Maudétour. Ce projet impactera la circulation dans la rue de la Bucaille », faisait savoir le maire d’Aincourt, Emmanuel Couesnon, au conseil municipal du 17 septembre. Si le GHIV et l’investisseur faisaient affaire, la transaction ne pourrait pas se faire avant 2020… Et le premier coup de pioche serait donné deux ans plus tard.

« Des négociations sont toujours en cours. Le projet n’est pas abandonné », explique, laconiquement, la direction du GHIV.

Pour le maire d’Aincourt, « c’est loin d’être gagné ». Il reste des inconnues pour ce qui est des aménagements routiers, pour l’instant. « Il faudrait financer 800 mètres de route. Mais qui va payer ?, s’interroge le maire d’Aincourt. Où débouchera-t-elle ? Pas sur la départementale 142, le Conseil départemental refuse pour des questions de sécurité.»

La question de l’assainissement se pose aussi. Entre 250 et 300 personnes emménageraient dans ces 130 nouveaux logements. « Il y en aurait pour un million d’euros de travaux sur le réseau d’eau potable, ajoute l’élu. La station d’épuration n’est pas en capacité d’absorber un tel flux. »

Sans compter que cette reconversion ne pourrait se faire sans une révision du Plan local d’urbanisme d’Aincourt. « Le Parc naturel régional du Vexin aurait son mot à dire », prévient Emmanuel Couesnon, visiblement peu convaincu que ce projet aboutisse un jour.

Ces bâtiments en ruine, à l’architecture particulière, sont très prisés des curieux, photographes et autres explorateurs urbains.

Historique du lieu
Bâti en 1933 pour faire face à l’épidémie de tuberculose, le sanatorium a ensuite été réquisitionné par l’armée allemande en 1940. L’occupant en fait un camp d’internement pour militants communistes, syndicalistes, élus… 1 500 personnes transiteront en ces murs, avant d’être déportées vers les camps de la mort. De 1942 à 1943, le lieu a servi de centre d’entraînement aux miliciens des Groupes mobiles de réserve, la police de Vichy. 1946 marque la reprise des soins. Quelques années plus tard, la tuberculose recule et l’établissement devient pluridisciplinaire. L’activité se concentre alors sur le pavillon Les Cèdres, laissant les deux autres sombrer peu à peu dans l’oubli.

Source : Renaud VILAFRANCA / actu.fr / Maxime Laffiac / La Gazette du Val d’Oise

La naissance

En 1830, à Lingolsheim, faubourg sud-ouest de Strasbourg, Auguste SCHUMANN crée une petite usine d’amidon.

Celle ci fait faillite, mais avec l’accord de la municipalité de Lingolsheim, elle est rachetée le 23 mars 1889 par la Société Anonyme ADLER UND OPPENHEIMER,  de Francfort.

Celle-ci y installe une fabrique de cuir qui se développe rapidement et qui accède à une renommée mondiale.

D’après le registre municipal des délibérations du 3 avril 1895, l’usine emploie entre 250 et 300 ouvriers.

En 1896, un réseau de chemin de fer reliant l’usine à la gare de Lingolsheim est mis en service

Il y passe 500 et 600 chariots de bestiaux par an.

A partir de 1904, l’entreprise réalise d’importantes nouvelles constructions.

Pendant la 1ère guerre mondiale, elle profite largement des besoins industriels imposés par le conflit.

En 1918, la maison mère possède plusieurs filiales en Allemagne, au Luxembourg, en Hollande, en Angleterre et en Italie et permet à plus de  2000 employés alsaciens d’avoir du travail.

Son action, cotée à 2 500 marks, est introuvable sur le marché de Berlin.

De l’Armistice au mois de mars 1920, les usines sont mises sous séquestre et les patrons doivent quitter le pays et l’usine.

Le 16 janvier 1921, le Tribunal Régional de Strasbourg attribue l’entreprise à la Société Anonyme des Tanneries de France, pour le prix de 32 millions de francs

Les anciens propriétaires Allemands n’ont plus aucun intérêt dans la nouvelle société.

La nouvelle ère

Les Tanneries de France, regroupant des représentants de la finance et de la grande industrie, sont dirigées par des industriels spécialisés dans la fabrication des cuirs pour la maroquinerie et la chaussure.

La société occupe à cette époque, une superficie de 142 hectares répartie en 212 édifices. Elle compte plusieurs bâtiments en ciment armé de 6 étages et 4 centrales à  vapeur d’une force motrice de 36 tonnes / heure. Toutes les parties de l’usine sont desservies par une voie ferrée.

Les installations permettent de produire quotidiennement entre 1 000 et 2 000 gros cuirs, 4 000 veaux, 500 chevaux et une quantité de 2 500 bandes de vachettes par jour.

Le chiffre d’affaires varie entre 150 à 200 millions de francs par an.

Un terrain de 35 hectares, couvert de constructions (90 000 m2) offre au personnel un cercle avec : salle de jeux et de lecture, bibliothèque, salle cinématographique et de théâtre.

De vastes bâtiments d’exploitation comprenant : étables, abattoirs, porcheries, poulaillers, moulins à farine et boulangerie, permettent l’exploitation d’un domaine agricole entièrement réservé au profit des ouvriers et des employés.

Lors de la seconde guerre mondiale, les Tanneries de France sont évacuées vers Rennes, laissant derrière elles des personnes sans travail.

Pendant cette période, les allemands occupent l’usine et y installent des ateliers de réparation de chars.

La fusion avec COSTIL

En 1972, les Tanneries de France sont achetées par les Etablissements COSTIL et Fils tanneurs de peaux de bovins à Pont-Audemer en Normandie, qui  prennent 75 % du capital.  Le but de cette fusion est de créer la plus importante tannerie de France et de diversifier les fabrications entre la peau de bovin et la peau de veau.

A partir de cette époque, la nouvelle société prend une orientation vers le haut de gamme en se reposant sur le grand savoir faire de l’ensemble du personnel et sur la politique permanente de recherche et d’innovation.

En 1978, suite à des hausses très importantes de la matière première, et alors que les marchés sont conclus pour une période de 6 mois à prix fermes et non révisables, l’entreprise est obligée de déposer son bilan.

Après l’obtention d’un concordat, l’entreprise est restructurée et pour des problèmes liés aux opérations primaires de fabrication et par conséquent à l’environnement, le travail de rivière et de tannage est déplacé à Pont-Audemer,

Au terme du concordat (10 ans) l’entreprise a renoué  avec les profits.

En 1995, Alain COSTIL, principal actionnaire de COSTIL Tanneries de France ne pouvant transmettre son entreprise, décide de la vendre à ALTUS Finances, filiale du Crédit Lyonnais.

Après la dissolution d’ALTUS Finances, par décision gouvernementale, l’entreprise se retrouve dans le Consortium de Réalisation, puis est vendue début 2000 à des repreneurs italiens.

La crise de la vache folle, la fièvre aphteuse et une gestion hasardeuse assumée par des dirigeants non professionnels, aboutissent en octobre 2002, à un dépôt de bilan, par décision du Tribunal de Commerce de Pont-Audemer.

L’entreprise est rachetée le 14 février 2003, par la Financière 2R dont le Président Monsieur Jean-Claude RICOMARD, est également Président depuis 10 ans, des Tanneries ROUX à Romans sur Isère.

Les Tanneries Costil sont désormais fermées depuis 2005 à cause des 2 patrons étrangers qui sont partis avec la caisse ! Un en 2003 et l’autre en 2005… C’était une des plus grosses tanneries d’Europe ! Et maintenant, 35000 m² à explorer… 😉

Source : http://www.costil-tf.fr/